08 novembre 2009
Ilot Maitre
Dimanche, sortie à l'ilot Maitre, à 10 minutes de bateau taxi de Nouméa.

On y trouve des choses amusantes : des hommes volants, des mues de serpent...

...Une tête de Louis détachée de son corps...

Mais où est Charlie Hugo ? Il fait dodo !

Attention, photo rare : Louis et Hugo jouent ensemble ! Ils ne se chamaillent pas ! le petit ne détruit pas le chateau du grand, qui ne se venge pas en lui jetant du sable dans les cheveux, lequel ne hurle pas de manière à orienter l'hire parentale vers son ainé qui ne répond pas qu'il aimerait bien rendre son petit frêre, ou, à la rigueur, l'échanger contre une soeur, il parait que c'est plus sage...
Accueil fleuri
L'accueil en Polynésie est toujours fleuri. Nous avons voulu perpétuer cette tradition avec nos visiteurs, ici à Nouméa. Il faut dire qu'ici, le GIE Nouvelle Calédonie tourisme accueille les touristes à l'aéroport avec des colliers de fleurs synthétiques made in china...sans commentaire. Il n'y a pas de faré avec les mamas, comme à Faa'a, qui confectionnent et vendent des colliers de fleur (pour l'arrivée) ou de coquillages (pour le départ). On peut commander des colliers de fleur à un marchand, mais c'est quand même plus sympatique de les faire soi-même !

Des fleurs fraichement cueillies sur l'arbre: bougainvillers et frangipanier (on ne trouve quasiment pas de tiare tahiti ici) et un peu de verdure, enfilées sur un fil de bolduc et voilà le travail !

Ia Orana e Maeva i te Taratoni !
Bonjour et bienvenue en Nouvelle Calédonie !
25 octobre 2009
La fête du boeuf à Paita
Comme l'année dernière, nous nous sommes rendus à la fête du boeuf, à Paita. Ambiance broussarde aux portes de Nouméa.

15 000 spectateurs conquis d'avance

Les associations de Rodéomen se présentent


Courses de stock, Barrel race, course à la cocarde, bull dogging et rodéo, il y en avait pour tous les goûts dans le carré de rodéo et en dehors...

Même les demoiselles du Cabaret étaient de sortie, avec une tenue de circonstance
Prohibition
Depuis quelques mois déjà, le maire de la ville de Nouméa, ainsi que quelques autres collègues maires, a pris un arrêté municipal interdisant la vente d'alcool en soirée le week end, c'est à dire qu'on ne peut plus acheter de l'alcool après 16h00 le vendredi et le samedi. L'idée est de réduire la consommation plus ou moins festive, le week end, qui mène invariablement aux beuveries et autres tueries routières. Concrêtement, dans les magasins, ça donne ça :

des rayons interdits d'accès par une corde

Des bâches blanches sur les produits prohibés
Et les caissières ne plaisantent pas avec l'heure ! D'ailleurs, il y a une annonce transmise par les haut-parleurs pour prévenir que "l'alcool sera fermé dans 10 minutes". Par conséquent, si tu es invité un samedi soir, il faut prévoir d'acheter ta bouteille de vin avant 16h, et si tu veux improviser une soirée "pizza binouzes", bah, tu ne peux pas improviser, il faut toujours avoir une petite réserve chez toi !
20 octobre 2009
Va'a à l'Anse Vata
Samedi nous sommes allés déjeuner à l'Anse Vata. Nous avons assisté au départ d'un course de va'a. Le va'a est la pirogue polynésienne, dont la stabilité est assurée par un balancier unique. Ca la rend trés instable pour les débutants, particulièrement le V1. Il y a aussi des pirgues à plusieurs rameurs: V3, V6 et V12.

Sur la ligne de départ, les coureurs doivent garder un pied dans l'eau.
Le va'a est LE sport majeur en Polynésie. Parmi les courses mythiques, la Hawaiki Nui relie en trois étapes d'une journée chacune quatres îles : Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora, soit au total 124 km. C'est un évènement à tous points de vue: performance sportive, paysages, ambiance ! Cette année, elle a lieu début novembre. A ne pas rater, RFO retransmet l'intégralité de l'épreuve. L'autre course majeure est la Molokai Hoe qui se déroule à Hawai.
Les rameurs polynésiens tiennent le haut du podium, avec notamment l'équipe de Shell Va'a. Cett équipe est quasiment la seule à avoir un budget permettant de professionnaliser les rameurs. Shell va'a est aussi présente en Nouvelle Calédonie, avec La Mont Dore Shell Va'a (on voit quelques t-shirt avec le coquillage sur les photos).
D'autres infos sur le site de Tahiti Va'a
12 octobre 2009
Entre Nouméa et Koumac
Le trajet entre Nouméa et Koumac par les airs est l'occasion d'admirer certaines merveilles de la nature...

La plage de l'Anse Kuendu, l'hotel Kuendu Beach, à Nouville (Nouméa)

La plage de Poé (Bourail), connue par tous les campeurs !

La plage de la Roche Percée, à Bourail, avec son bonhomme et la petite baie des tortues

Une "faille" dans la barrière de corail et l'océan entre dans le lagon...

Le voilà, le fameux coeur de Voh, dans la mangrove, immortalisé par Yann Arthus Bertrand

Le même, pris au retour, sous une autre luminosité
et ce n'est qu'un échantillon des magnifiques paysages de la côte ouest...
Bonne semaine à tous !
05 octobre 2009
Un week end sous le signe du soleil
Ce week end, de nombreuses manifestations étaient proposées : Festival Femmes Funk, Festivent, démonstration de bi-cross, etc.
Samedi après midi et dimanche matin, direction le Skate Parc de Sainte Marie pour des démonstrations de vélo. L'organisation nous promettait une équipe de professionnels australiens avec des figures à couper le souffle. Nous n'avons pas dû y aller aux bons moments. Ce sont les jeunes locaux qui ont assuré le spectacle, les australiens étants quasi-invisibles (l'un blessé, l'autre son vélo cassé). A force de virtuosité, l'un des calédoniens s'est blessé et on a pu remarquer l'absence d'assistance médicale sur le site. Dommage. On a beaucoup apprécié les démonstrations des jeunes d'ici, mais pour les Aussies, on repassera !
Télé Nouvelle Calédonie nous a quand même fait un reportage dithyrambique : tout était magnifique, superbe, etc. On n'a pas le même point de vue.
Dimanche après midi, nous nous rendons à la Côte Blanche pour le FESTIVENT. Là encore, une trés belle affiche, de la publicité partout, une première en Nouvelle Calédonie. L'arrivée sur le site est féérique, avec les cerf-volants géants.
Mais ... pas de démonstrations, pas de compétitions de vols en équipe, pas de ballet chorégraphié, pas ou peu d'animation pour les enfants. (En réalité l'organisation avait prévu de donner 500 cerf volants pour les enfants, mais ils ont tous été donnés dans la première heure le dimanche, idem pour les ateliers de fabrication, qui ont été pris d'assaut.) Bon, pour éviter d'être trop critique, c'était une excellente idée, il faut remettre ça l'année prochaine ! Je vais faire un peu de chauvinisme...cela n'avait rien à voir avec le festival international du Cerf Volant de Berck sur Mer (dans le nord de la france...) !

Le festival de cerf volant de Berck...
29 septembre 2009
et une de plus !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
PAPA, MON CHERI, STEPHANE, DOUDOU, etc.
C'est comme on veut...
20 septembre 2009
Un week end ordinaire à Nouméa
Samedi, après avoir déjeuné au Snack Ulysse (inévitable !) le vent est là, nous partons vers l'Anse Vata voir Tonton Ben gréer et se mettre à l'eau.

Tonton s'en va tirer quelques bords pendant que nous ramassons quelques caillous à jeter dans l'eau

Tonton Ben fait des réglages de son nouveau matériel, dimanche il y a la "grande traversée" entre le Phare Amédée et Nouméa. Nous rentrons faire la sieste.
Dimanche, changement de décor: direction Dumbéa et le mont Kogui pour une promenade.
Du point de vue, on voit loin !

"Moi j'aimerais bien faire de l'acrobranche" "Tu devras attendre tes 6 ans... regarde plutôt cet arbre qui semble être mangé par un autre arbre !"

Observons des traces étranges sur les rochers

Louis, toujours devant....Hugo commence à fatiguer.
Je fais demi-tour avec lui, tandis que Stephane et Louis iront au bout de la randonnée.

Après cette belle ballade, buvons un jus de pomme bien frais.
Bravo les enfants !
16 septembre 2009
Un article du Monde
Reportage
La route de l'espoir
LE MONDE | 15.09.09 | 15h39
Bourail (Nouvelle-Calédonie) Envoyée spéciale
Il faut imaginer un fond de vallée et une ligne presque droite qui le traverse. Sur les bas-côtés, trois stations-essence, un supermarché Leader Price, la mairie sise dans l'une des dernières bâtisses coloniales, un opticien ouvert trois jours par semaine. Tout autour, 5 700 habitants dispersés dans l'immensité des collines flamboyantes de Nouvelle-Calédonie, le lagon turquoise en contrebas.
Centre géographique de la Grande Terre, Bourail est un bourg de brousse, avec des airs de Far West, et la route qui le traverse, le lieu de tous ses conflits et réconciliations. Entre 1984 et 1988, lors de ce qu'il est désormais convenu d'appeler les "événements", Kanak et "Caldoches" se sont battus camp contre camp, une barricade à chaque entrée du village.
Les Kanak, "noirs", peuple autochtone de l'île, revendiquaient l'indépendance. Les "Caldoches", "blancs", descendants de colons et de bagnards, défendaient le lien avec la France. Ce qui a accouché aujourd'hui d'un "pays d'outre-mer" (POM), avec son propre gouvernement, sa Constitution, les compétences régaliennes en moins.
Vingt ans plus tard, la piste remplie d'ornières s'est transformée en une voie asphaltée. On dit moins "Kanak" et plus "Mélanésien", moins "Caldoche" et plus "Calédonien". Et la route de Bourail est finalement devenue le coeur de la vie communale, l'endroit où semble le mieux se mettre en place ce "destin commun" tant souhaité par l'accord de Nouméa, signé en 1998 et qui prévoit l'organisation d'un référendum d'autodétermination à partir de 2014.
Il suffit de se rendre à l'église de Bourail, un dimanche, pour comprendre le brassage qui s'opère. Noter l'ampleur des mariages mixtes. Observer la dame de la chorale, mélanésienne, les deux enfants de choeur, l'un wallisien, l'autre métropolitain, fils de militaire. "On essaie toujours de veiller à ce que toutes les communautés soient représentées", explique Anne-Marie Lemenant, une paroissienne calédonienne de 51 ans.
Il faut entendre aussi, le soir, dans les nakamals, ces bars où l'on sert le kava, une plante relaxante, les rires se mélanger au comptoir. "Jusqu'à il y a cinq ou six ans, ça se regardait encore en chien de faïence, il y en a même qui restaient dehors", commente la patronne calédonienne, Christiane Sam-Jacob, 47 ans.
Une évolution à l'image du parcours de Sonia Babois, 40 ans, gérante de la supérette la plus fréquentée de Bourail. Descendante de bagnard, fille d'un ouvrier agricole, elle se raconte : "A 15 ans, j'étais sur les barricades, je me battais pour "rester française"." Finalement, elle a intégré un programme d'insertion, baptisé "400 cadres", qui lui a permis d'étudier en métropole. "Là, j'ai compris que mes préjugés envers les Mélanésiens n'avaient pas de sens."
Aujourd'hui, ses vingt-deux employées sont des Mélanésiennes. Elle fait crédit à tous ceux dont la retraite tarde parfois, en fin de mois. Rachète les fruits et légumes invendus des tribus, le samedi, au marché. Et ce n'est pas seulement l'intérêt commerçant qui la guide.
Il n'en reste pas moins que, loin des bidonvilles de Nouméa, Bourail, sa route, ses habitants, donnent à leur façon une idée en concentré des problèmes de la Nouvelle-Calédonie d'aujourd'hui. Les Mélanésiens vivent toujours, pour la plupart, en tribu - six en tout - autour du village. Les Calédoniens sont installés dans le bourg ou sur des exploitations agricoles. Et une communauté de "métro" a grandi après les "événements", en bord de mer, aventuriers parfois, fonctionnaires souvent, avec salaires indexés.
Des vies côte à côte qui poussent beaucoup d'habitants à observer avec assiduité et inquiétude les violences qui émaillent l'île depuis le début du mois d'août. Les Bouraillais savent qu'elles sont à l'instigation du syndicat radical USTKE (Le Monde du 24 août). Mais ils n'ignorent pas qu'une frange de la jeunesse mélanésienne, défavorisée, s'y est associée.
Même à 160 km au nord de Nouméa, nul n'est dupe du fossé culturel et social croissant entre le monde kanak et le reste de la population. Au village, on a bien vu comment l'essor du travail des femmes mélanésiennes a déstructuré nombre des clans alentour. Une délinquance kanak s'est développée. L'alcoolisme maladif de certains hommes a également conduit à un arrêté municipal suspendant la vente d'alcool le week-end.
Dans la cour de récréation du collège, les adolescents ont désormais tendance à se regrouper par clans. Un professeur d'arts plastiques a même vu ressurgir dans les dessins des drapeaux de la "Kanaky", le pays rêvé par les indépendantistes.
Il n'est qu'à suivre chez lui Mathias Bruireu, Mélanésien de 65 ans, pour comprendre. Son clan vit à une vingtaine de kilomètres du bourg, au sommet d'une colline abrupte, au bout d'une piste cabossée. Une ancienne réserve dont, jusqu'en 1946, lui et les siens ne pouvaient sortir qu'avec autorisation de l'administration coloniale.
Des maisonnettes en préfabriqué, souvent subventionnées, ou des installations en tôle remplacent aujourd'hui les cases. Si M. Bruireu a travaillé en ville, "dix-huit ans aux espaces verts de la municipalité", son épouse et la plupart des membres de sa famille ont toujours cultivé dans les champs voisins l'igname et le manioc.
Sur ses quatre enfants, seuls les deux derniers, trentenaires, ont suivi des études. L'une est aide-soignante à Nouméa, l'autre est chauffeur dans une mine de nickel. Et tous deux, conformément aux traditions, aident le clan dès qu'ils le peuvent. C'est comme ça que la bétonnière et la machine à laver ont pu être achetées.
Les deux aînés de M. Bruireu, quadragénaires, ont cessé l'école encore adolescents. Ils appartiennent à cette génération des "événements", celle d'une époque où l'enseignement "colonial" était vilipendé. L'un d'eux refuse de vivre ailleurs que dans une case. Et moins que la précarité, c'est la perspective de perdre ses traditions qui l'inquiète. Comme son fils, M. Bruireu s'attarde sur les problèmes de "l'évolution", des plus jeunes attirés par les lumières de la ville : "Si tu ne fais plus la coutume, tu n'es pas blanc, parce que tu as la peau noire, mais tu n'es pas noir non plus, parce que tu ne participes pas à la vie de la tribu."
Pour comprendre les espoirs fragiles de Bourail, il faut aussi discuter avec André Mazurier, 57 ans, un Calédonien robuste, installé à l'autre bout de la route qui traverse le bourg. Il est arrivé au village après avoir été expulsé de ses terres de la côte ouest, du temps des "événements". "J'ai toujours dit que je pardonnerais, mais je n'oublierai pas, et je suis fier de m'en être sorti sans avoir de sang sur les mains !"
A la tête d'une vaste exploitation agricole, ce petit-fils d'un lauréat de l'Exposition coloniale de Paris, en 1931, s'est refait. Il vit avec son épouse dans une maison à la décoration rustique. Toute la famille s'est mise à l'apprentissage du kanak. Mais pour lui, les difficultés de la communauté mélanésienne sont moins liées à des inégalités qu'à des "handicaps culturels".
Sa dernière fille, Laureen, ravissante rousse de 24 ans, l'affirme : "A Bourail, il n'y a pas plus de tensions qu'à Strasbourg, mais elles sommeillent et remontent avec l'alcool." La jeune fille affirme même avoir une amie mélanésienne "indépendantiste". Mais depuis que son frère a été agressé par un Mélanésien, elle arbore toujours une cocarde bleu-blanc-rouge sur son téléphone portable et son sac à dos.
Reste à rencontrer Laurent Savart, 45 ans, installé là où la route se termine, au bord de l'océan. Un quartier prisé des surfeurs, où ne résident pratiquement que des "métros", "écolos" comme lui, ou des enseignants en poste, le temps de trois ou cinq ans. Un "bidonville de riches", comme dit en plaisantant une de ses amies, à l'image du camp militaire construit sur la commune, les barbelés en moins.
Fils de bonne famille, M. Savart a débarqué en Nouvelle-Calédonie en 1985, parce qu'il était "dégoûté du système français". Après quelques années de petits boulots, il est devenu éducateur spécialisé, s'est marié à une Japonaise et a monté un gîte où il reçoit des touristes étrangers. Aujourd'hui, il est un peu amer. Ayant vécu plus de vingt ans sur l'île, il aura le droit de participer au futur référendum d'autodétermination. Il a de "très bons amis mélanésiens". Mais il a aussi souvent le sentiment d'être victime du rejet des "zoreilles". Une appellation parfois tendre, mais aussi péjorative, pour désigner ces métropolitains, vite arrivés, vite repartis, accusés de venir prendre le travail des natifs.
Les non-dits, les courtoisies feintes, les sourires réservés sont encore fréquents à Bourail. Tout le monde le sait. Le vivre-ensemble est d'ailleurs l'une des préoccupations premières du maire, Taieb Aïfa, descendant de la petite communauté kabyle déportée ici à la fin du XIXe siècle.
Sur ce thème, un immense projet aux multiples financements est à l'étude. Il tarde, mais l'objectif est là : réussir, pour la première fois sur l'île, à associer Mélanésiens, Calédoniens et métropolitains en actionnariat, dans un projet économique, le développement d'un complexe hôtelier et touristique. Un projet qui répond au nom d'un ancien cimetière kanak, Gouaro-Deva, et qu'on prononce un peu comme le totem qui pourrait consolider les espoirs de la route de Bourail.
Elise Vincent
Article paru dans l'édition du 16.09.09
15 septembre 2009
9 mois fermes
Le verdict en appel est tombé ce matin. M. Jodar, président de L'USTKE, est condamné à 9 mois ferme (au lieu de 12 en première instance) pour les actes graves commis sur l'aérodrome de Magenta, à Nouméa. Ajoutés au 9 mois qu'il a écopé pour les actes commis à Carsud, cela fait 18 mois de prison, le sursis ayant sauté à cause de la deuxième condamnation.
Les médias métropolitains vont encore interviewer des personnes qui n'ont aucune connaissance de la réalité calédonienne. Quand je vois le Président du journal l'Humanité", avec son Keffieh, qui nous parle de Kanaky et de sa soi-disante population opprimée par la justice coloniale...., quand j'entends Noel Mamere s'indigner de la "répression anti syndicale", sans citer nos amis Besancenot et Bové, quand je lis les articles odieusement orientés de Libération, faisant passer M. Jodar pour le défenseur des pauvres et des opprimés, je suis indignée.
Mais quand je lis dans Le Monde, Rock Wamitan, grand Chef de Saint Louis, conseiller aux jeunes de se couvrir le visage pour ne pas être reconnu par les policiers, quand je vois la banderolle USTKE comparant les 26000 manifestants de la paix avec les pieds noirs algériens, qui ont fini "dans les poubelles de l'histoire"... QUI s'INDIGNE ? QUI évoque l'incitation à la haine raciale ?
Remettons les choses au clair :
Le "Syndicalisme" ne met pas au dessus des Lois.
Il ne s'agit pas de répression syndicale ou coloniale, il s'agit de JUSTICE.
Il est temps pour nous tous de construire notre destin commun
14 septembre 2009
Promenade dominicale à Nouméa
Dimanche, nous profitons d'une éclaircie pour faire la traditionnelle promenade le long de la mer. Louis en profite pour sortir son nouveau vélo...

Hugo a préféré les échelles horizontales
"Papa, lâche-moi !" "Non, je ne te lâche pas" "Papa, lâche-moi !" etc.

Louis, acrobate.
Comme le souligne la pancarte, les déjections canines sont interdites.
Mais elles sont légions, c'est dégoutant !
Jean Leques pourrait s'inspirer de Jacques Chirac du temps où il était maire de Paris: des amendes dissuasives et des motocrottes !
Comment ça, ce n'est pas électoral, comme mesure ?

Hugo : "Loulou, ouvre porte!"
Mon petit chou, si Louis ouvre la porte, tu risques d'avoir une sacrée surprise...
10 septembre 2009
6 ans...Joyeux anniversaire, Louis !
De quoi rêve un petit garçon de 6 ans en 2009 ?
de Star Wars !
Joyeux anniversaire, mon fils !
(c'était le 27 août)
07 septembre 2009
Par tous les moyens
Notre service de communication a mis tous les moyens en oeuvre pour retrouver Jean Marie

Les Jeanmarinettes sont effondrées

Ta disparition nous laisse désemparés

REVIENS !!! Sinon on appelle Jacques Pradel !!! On t'aura prévenu !!!
INCONTOURNABLE !
Pour nous consoler de ne pas avoir retrouvé notre ami, rien de tel qu'un milk shake bien frais !

Juste à coté du Libre Service Saint Michel, vers Saint Louis

Une batisse qui ne paie pas de mine...mais pourtant incontournable

et dont les milk shake savoureux font le bonheur des papilles depuis des générations !
06 septembre 2009
Recherche Jean Marie désespérément...
Ce week end nous avons décidé de partir sur les traces de Jean Marie. Il n'a pas pû disparaitre sans laisser d'indice ! Nous sommes donc allés en mission dans un des lieux qu'il fréquentait le plus souvent. A la recherche du Jean Marie perdu...au camp militaire de Plum.

Il va falloir user de toute notre ruse pour entrer !

Nous infiltrons la base secrête en toute discrétion

Nos agents de renseignement sont prêts, tiens bon Jean Marie, nous arrivons !

Nous nous équipons pour traverser un terrain miné

Le sapeur démineur Louis se concentre avant la mission

La mission s'avère délicate, de nombreuses vies sont en jeu, la tension est extrême !

Ouf, sauvés ! Grâce au sang froid du Sapeur Louis,
nous pouvons poursuivre la mission de recherche par le parcours commando !

Non, Il n'est pas dans le tunnel !

Hugo est un peu à la traine, mais il s'accroche !

Quelques grenades font sauter le dernier bastion d'insurgés

Une explication s'impose avec le chef des rebelles

Tu vas parler !?! Où est retenu Jean Marie ?

Il est coriace, il ne dira rien. Hugo, tu peux l'achever. Pas de témoin !

Un dernier espoir, une mission d'observation de nuit, avec des jumelles à vision nocturne

Tous nos espoirs reposent sur toi, soldat Louis !
Malheureusement, au bout de toutes ces épreuves, tous ces défis,
toujours pas de trace de Jean Marie...

Nous usons nos dernières forces pour crier ton nom...
peut-être es-tu retenu de force dans une geole secrête de Plum ?
Cette disparition soudaine reste un mystère !
Ne perdons pas espoir, nous retrouverons le Capitaine Jean Marie !
28 août 2009
On dirait le Sud... Part 3 - The End
Dimanche, nous partons dans la matinée et nous prenons l'autre route pour rejoindre Nouméa.

Les routes du grand sud ont été modifiées depuis la construction de l'usine.
On ne retrouve plus nos repères.

La route monte, belle vue sur la baie de Port Boisé et, arrivés en haut, surprise...

L'USINE...de Goro (Vale Inco), sa centrale électrique au charbon, son procédé hydrométalurgique à l'acide sulfurique, etc. On passe notre chemin, et on bifurque vers l'ancien village de Prony. Son débarquadère sert de point de départ pour les journées d'observation des baleines et l'ilôt Casy.

Trés belle vue sur la baie de Prony

Le débarquadère de Prony. Après cette petite halte, en route pour la dernière "ligne droite".

On passe quelques petits radiers

Le fameux pont de la rivière des pirogues, puis on retrouve les routes asphaltées coaltarées, signe du retour vers Le Mont Dore, puis Nouméa.
26 août 2009
On dirait le Sud... part 2
On arrive à l'hotel (Kanua Ecolodge, qui remplace le gite Kanua, à Port Boisé) en début d'après midi.

L'hotel dispose de 18 bungalow, tous le long de la plage. Il y en a 8, dans le style des anciens bungalow, totalement rénovés, et 10 nouveaux.
après cette longue route (2 h sans les arrêts depuis Nouméa), une pause thé s'impose !
Pour en revenir sur le nom de l'hotel: "Ecolodge", cela ne reflète pas vraiment la réalité. Lors du gite Kanua, les bungalows étaient équipés de panneaux solaires pour la production d'eau chaude. Exit les panneaux solaires. Une énorme cuve de fuel (bien visible à l'arrivée à l'hotel...) les remplace. Au petit déjeuner, c'est du ORO qui est servi en guise de jus de fruit. ORO est quand même une des boissons les plus immondes que je connaisse: eau+sucre+colorants. Je doute qu'il y ait la moindre trace de fruit dedans. Avec tous les arbres fruitiers de la Nouvelle Calédonie, est-il illusoire de penser qu'un hotel de cette catégorie propose des jus d'oranges pressées du jour ? Sans parler des citrons, pamplemousses, bananes, pomme liane, etc.
En résumé, les prestations ne sont pas mauvaises, on se doute qu'il y a eu beaucoup de travail pour en arriver là, mais il faudrait encore un petit effort pour que la qualité soit à la hauteur de la catégorie (et du prix). Mais y a t il un hotel dont les prestations sont conformes à leur catégorie en Calédonie ? (Là, je ne vais pas me faire d'amis)
Après la pause thé, petite ballade autour de l'hotel. Louis remarque un "objet flottant non identifié" au bord de la plage, entre deux eaux. Je l'identifie, de loin, comme une bache grise. Je recommande à Louis de ne pas s'en approcher. Mais lui a l'intime conviction qu'il s'agit d'autre chose... Nous rentrons au bungalow mais Louis insiste auprès de son père pour retourner voir "le gros poisson". 5 minutes plus tard, Louis rentre en courant : "Maman, j'ai besoin de renfort, il y a un requin marteau sur la plage !" Encore un peu sceptique, je le suis à la plage...et découvre ceci :

Louis, prêt à frapper, si la bête bouge...on n'est jamais trop prudent...

"Papa, tu es sûr, il est bien mort ?"

"Nous, on a pêché un requin !"

Steph le remet à l'eau, la marée l'emportera.
Il sera probablement mangé par ses petits camarades.
Le squale ne portait aucune trace de blessure, on ne sait pas de quoi il est mort.
Ca, c'était l'aventure du siecle !
24 août 2009
On dirait le Sud... part 1
"Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté". Quelle belle invitation au voyage que ce week end dans le sud de la grande terre !
Départ samedi matin, en direction du Sud. On décide de passer par la route de Yaté. C'est plus long, mais on a le temps de faire du tourisme !
Puis la vue sur la baie de Yaté
On arrive sur la côte Est

à la fête du village de Yaté, on déguste quelques brochettes...

...on se promène le long des stands, plantes, artisanat et chinoiseries
Puis on reprend la route vers le sud... 
...on traverse les tribus, jusqu'à Goro.
et comme il faut beau, on profite de la cascade:

Petite halte rafraichissante...

L'eau de la cascade se jete ensuite dans la mer
Le long de la route on aperçoit les restes de la mine de Goro (bien avant l'autre)
Un immense convoyeur (tapis roulant) acheminait le minerai de la mine
Jusqu'à la mer...d'où il "tombait" dans les cales des bateaux minéraliers.
On quitte provisoirement la côte, la route coupe par l'intérieur des terres

Et on croise, au milieu de nulle part, une cabine téléphonique.
Nous arrivons bientôt à l'hotel.
19 août 2009
Actualités calédoniennes
C'est amusant,
Depuis que les médias nationaux se sont intéressés aux évênements de ces derniers mois en nouvelle calédonie, on ne parle que de Nouméa dans les journaux métropolitains. Il faut bien rentabiliser le voyage de leurs "envoyés spéciaux".
On a eu droit à un reportage sur la grippe A dans les écoles calédoniennes. Le nombre de grippés ayant passé la barre des 20 000 (pour 250 000 habitants), les écoles qui avaient été fermées sont réouvertes. La mesure est jugée inefficace. Cela permet peut être aux métropolitains de se faire une idée sur ce qui arrivera à la rentrée des classes françaises... prenez vos précautions, il y aura de l'absentéisme dans les entreprises. Comme tout le monde, j'ai reçu le mail disant que la grippe A n'est qu'un vaste complot des laboratoires pharmaceutiques. Bof. Moi, toutes les thèses du genre "théorie du complot", en général, ça me fait rigoler. Pour en revenir à Nouméa, les seuls qui sont encore fermés, je vous laisse deviner: les agences de l'OPT !!! (Vous me direz, les agents de l'OPT sont les plus exposés, vu le nombre de personnes qu'ils voient défiler chaque jour...mais pas plus que mon boulanger, non ?)
On a aussi eu droit à un reportage au JT de France 2 sur la présence des baleines à bosse dans les eaux calédoniennes. Entre juillet et septembre, les baleines viennent se reproduire dans nos eaux, avant de repartir vers les eaux polaires où elles se nourissent. La population de baleines est petite, donc fragile. Il s'agit de ne pas déranger les mamifères tout en préservant une source de revenus non négligeable avec le whale watching.
Libération saute sur l'occasion avec une interview de M. Jodar. Quoi de mieux qu'un leader syndical protégeant les droits des kanaks opprimés incarcérés pour vendre des journaux ? Vous connaissez ma position. Personne n'est au dessus des lois. Ce monsieur est allé trop loin, la justice l'a condamné, personne ne s'en plaint (ou presque). Allez sur le site de Libération, tapez Jodar sur le moteur de recherche. C'est stupéfiant. A en donner la nausée. Jodar y est présenté comme un martyr, défenseur des droits des kanaks opprimés, harcelé par les forces de l'ordre. Yves DASSONVILLE, le haut commissaire qui fait l'unanimité en Calédonie, car c'est le premier depuis longtemps qui fait appliquer l'état de droit, est présenté comme un SS. Et il faut le souligner, sans AUCUNE bavure policière.
Mais nous, ici, à Nouméa, on a d'autres préoccupations:
Franck relaie l'inquiétude et le raz le bol des habitants du Mont Dore. Cette commune est reliée à Nouméa par une route qui traverse la tribu de Saint Louis. Quelques jeunes désoeuvrés ou manipulés, c'est selon, jetent des pierres sur les voitures, bloquent la route avec des pneus et des palettes en feu. Dans les années 80 les voitures passaient en convoi pour ne pas se retrouver seules et les grands pères avaient leur fusil à portée de main, sous le siège. Dans les années 2000, l'Etat a déplacé la population wallisienne car les Kanaks n'en voulaient plus (Evênements de l'Ave Maria). Il me semble pourtant que le déplacement de population pour des raisons ethniques est considéré comme un crime contre l'humanité...dans certains cas. Ces derniers jours, ils manifestent leur mécontentement parce que certains de leur camarades ont été mis en examen à la suite des évênements du 4 août. C'est trop injuste !
Ce qui inquiète les personnes qui, comme moi, ont marché le 12 août pour la paix et le destin commun, c'est que ce harcèlement finisse par provoquer une étincelle (comme un automobiliste qui recevrait un caillou sur sa voiture et qui, excédé, aurait un fusil à portée de main...). Un tel évênement est attendu par certains extrémistes pour enflammer la Calédonie. Il n'est pas difficile de comprendre à qui profiterait le crime. Et ça, Libération et Le Monde diplomatique se gardent bien d'y réfléchir.
A noter: Bob arrive à la même conclusion que moi sur la signature du protocole d'accord AirCal Ustke. Il est d'ailleurs en bonne position pour la finale du Blog d'Or !
Samedi 22 août, l'USTKE a prévu une manifestation pour protester contre l"incarcération de Gérard JODAR (Il sera jugé en appel le 25). Gageons que cette manifestation sera pacifique, à l'image de la marche des 26 000. Hem. J'ai bien peur que M. Dassonville et les forces de l'ordre aient encore pas mal de travail. Les marchands de pneus à brûler vont pouvoir réouvrir (blague locale). Et nous on ira prendre l'air en brousse.
Sur ce, il fait beau mais un peu frais, la semaine prochaine on fêtera les 6 ans de Louis et tout va bien dans le meilleur des mondes possible, n'est-ce pas Candide ?






























































